Ria's Colony
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2 novembre 2026

Comment le Bénin gagne son argent

Par Tori, Ria's Colony

Français
L'économie du Bénin illustrée par du coton, des noix de cajou, du maïs et d'autres produits agricoles au premier plan, avec le drapeau béninois, un porte-conteneurs, des grues portuaires et une ville côtière représentant les exportations agricoles, l'industrie et le commerce régional du pays.

L'économie du Bénin repose sur l'agriculture, le commerce, le transport, l'industrie et les services. Le coton reste l'un de ses principaux produits d'exportation, tandis que le port de Cotonou relie le pays aux marchés internationaux et donne un accès à la mer aux pays voisins enclavés. Le pays tire aussi des revenus du transport du pétrole brut nigérien par un oléoduc qui traverse son territoire jusqu'à la côte.

Ces dernières années, le Bénin a enregistré une forte croissance économique. Le gouvernement a investi dans des projets industriels, encouragé la transformation locale des produits agricoles et cherché à attirer des entreprises étrangères. Mais l'économie fait encore face à des défis : dépendance à quelques grandes exportations, important déficit commercial, emploi informel et problèmes de sécurité dans certaines parties du nord.

Pour comprendre comment le Bénin gagne son argent, il faut regarder au-delà de son exportation la plus connue, le coton. Son économie dépend aussi de la circulation des marchandises aux frontières, des services qui soutiennent le commerce régional et des entreprises qui approvisionnent son marché intérieur.

Voici le treizième profil de pays de notre série, Les marchés de l'Afrique, pays par pays, après la Guinée.

Comprendre l'économie du Bénin

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Le Fonds monétaire international (FMI) estime que l'économie a crû de 7,5 % en 2025 et prévoit 7 % en 2026.

Le Bénin se trouve en Afrique de l'Ouest, entre le Togo et le Nigeria, avec le Burkina Faso et le Niger le long de ses frontières nord. Il dispose d'une façade sur le golfe de Guinée, qui lui donne un accès direct au commerce maritime.

Sa situation géographique a influencé le développement de son économie. Le Bénin produit des biens agricoles pour la consommation locale et l'exportation, mais il sert aussi de route aux marchandises qui circulent entre la côte et les pays de l'intérieur. C'est particulièrement important pour le Niger et le Burkina Faso, qui n'ont pas d'accès direct à la mer.

Le pays utilise le franc CFA d'Afrique de l'Ouest (XOF), monnaie commune aux huit membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La monnaie est arrimée à l'euro au taux de 655,957 francs CFA pour 1 €. Cette monnaie commune facilite le commerce et les transactions financières au sein de l'union monétaire.

L'économie béninoise a progressé ces dernières années. Le Fonds monétaire international (FMI) estime que l'économie a crû de 7,5 % en 2025 et prévoit 7 % en 2026. La Banque africaine de développement a publié une estimation plus élevée pour 2025, de 8,1 %, ce qui reflète des différences de données et de méthodes entre les institutions.

Les Perspectives de l'économie mondiale du FMI d'avril 2026 situent le PIB du Bénin en 2026 à environ 27,79 milliards de dollars américains, soit environ 1 800 dollars par habitant. Il s'agit d'estimations, et non de chiffres définitifs des comptes nationaux.

Mais la croissance ne dit pas combien gagnent les gens ni comment les revenus sont répartis. Une grande partie de la main-d'œuvre béninoise travaille dans l'informel. Selon la Banque mondiale, l'emploi informel représente environ 90,1 % de l'emploi, et le sous-emploi atteint 72 %. Ces chiffres montrent combien il est difficile de créer assez d'emplois stables et productifs pour la population.

1. Le coton, l'une des principales sources de recettes d'exportation du Bénin

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Après la récolte, le coton graine est acheminé vers les usines d'égrenage, où la fibre est séparée des graines.

Le coton joue un grand rôle dans l'économie béninoise depuis des décennies. Il est surtout cultivé dans le centre et le nord du pays et fait vivre toute une chaîne d'activités : agriculteurs, fournisseurs d'intrants, transporteurs, égreneurs, exportateurs et industriels du textile.

Après la récolte, le coton graine est acheminé vers les usines d'égrenage, où la fibre est séparée des graines. Cette fibre, appelée coton fibre, sert aux industriels du textile pour fabriquer du fil et du tissu. Les graines peuvent aussi servir à d'autres produits, comme l'huile de coton et l'alimentation animale.

Pour le Bénin, le coton compte particulièrement parce qu'il rapporte beaucoup à l'exportation. Selon l'Institut national de la statistique et de la démographie (INSTaD), le coton non cardé ni peigné a généré environ 303,6 milliards de francs CFA de recettes d'exportation en 2024. C'était le premier produit d'exportation du pays en valeur cette année-là.

Mais la production de coton varie d'une année à l'autre. Le Bénin a produit 533 112 tonnes de coton graine pendant la campagne 2025/2026, bien moins que les 766 273 tonnes de la campagne 2021/2022. Cette baisse a été attribuée aux aléas climatiques et aux attaques de jassides, des insectes qui abîment les plants de coton et réduisent les rendements.

Pour la campagne 2026/2027, l'Association interprofessionnelle du coton a fixé un objectif de production de 602 773 tonnes. Il s'agit d'un objectif pour la nouvelle campagne, pas d'un chiffre de récolte confirmé.

Ces variations montrent l'un des risques d'une forte dépendance à une exportation agricole. La production peut souffrir des pluies, des ravageurs, des coûts de production et de l'accès aux intrants. Les prix internationaux du coton influencent aussi ce que gagnent le pays et ses producteurs.

Le Bénin cherche donc à aller au-delà de l'exportation de coton brut. Plutôt que d'envoyer l'essentiel de son coton à l'étranger pour qu'il y soit transformé, le gouvernement veut qu'une plus grande partie de la production se fasse dans le pays. C'est en partie pour cela qu'il investit dans l'industrie textile.

2. Le Bénin veut gagner plus avec son coton grâce à l'industrie textile

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Le parc textile est conçu pour transformer 40 000 tonnes de coton fibre par an dans sa première phase.

Pendant longtemps, la filière coton béninoise a surtout vécu de la vente de fibre à des acheteurs étrangers. Ces acheteurs utilisent ensuite la matière première pour fabriquer du fil, du tissu, des vêtements et d'autres produits textiles.

Chaque étape de la production crée de la valeur. La filature transforme la fibre en fil. Le tissage ou le tricotage transforme le fil en tissu. La confection utilise le tissu pour fabriquer des produits finis. Quand ces activités se déroulent dans des pays différents, les revenus de la transformation et de la fabrication se répartissent aussi entre ces pays.

Le Bénin veut garder une plus grande part de cette valeur en développant son industrie textile.

L'un des principaux projets de ce plan est la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), située à environ 45 kilomètres de Cotonou. C'est un projet industriel public-privé qui associe l'État béninois et ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP).

La GDIZ est conçue pour accueillir plusieurs industries : textile, transformation de la noix de cajou, transformation du soja et d'autres activités manufacturières. L'objectif est de fournir aux entreprises des installations et des infrastructures industrielles pour produire pour le marché intérieur et l'international.

Le parc textile est conçu pour transformer 40 000 tonnes de coton fibre par an dans sa première phase. Il comprend trois usines intégrées de capacités différentes, couvrant la filature, la fabrication de tissu et la confection.

Cette capacité est importante, mais il faut bien la comprendre. Elle décrit la capacité de transformation prévue du parc, et non la quantité de coton déjà transformée chaque année. La production réelle dépend du fonctionnement des usines, de l'accès à la matière première, des commandes des acheteurs et d'autres conditions.

La zone industrielle a aussi attiré des marques de vêtements internationales. Sa liste publiée de partenaires comprend Kiabi, The Children's Place et U.S. Polo. Ces partenariats visent à relier l'industrie béninoise aux acheteurs internationaux.

Pour le Bénin, les bénéfices possibles vont au-delà de la vente de vêtements. La production textile peut créer des emplois dans les usines, le contrôle qualité, l'emballage, la maintenance, la logistique et d'autres services. Elle peut aussi créer plus de demande pour les fournisseurs et transporteurs locaux.

Cependant, construire des usines ne suffit pas à créer une industrie qui réussit. Les entreprises ont toujours besoin d'une électricité fiable, de travailleurs qualifiés, de coûts de production compétitifs, d'accès au financement et de clients prêts à acheter. Le Bénin devra continuer à travailler sur ces points s'il veut que son industrie textile rivalise avec les pays industriels établis.

3. La noix de cajou et le soja offrent d'autres débouchés à l'exportation

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La transformation comprend plusieurs étapes : décorticage, séchage, dépelliculage, calibrage et emballage.

Le coton n'est pas le seul produit agricole qui compte dans l'économie béninoise. La noix de cajou et le soja sont aussi importants, d'autant que le gouvernement veut augmenter la part de ces cultures transformée sur place.

La filière cajou fait vivre des agriculteurs, des commerçants, des transporteurs et des entreprises de transformation. Les noix peuvent être transformées en amandes comestibles, ensuite emballées et vendues aux consommateurs et aux entreprises alimentaires. La transformation comprend plusieurs étapes : décorticage, séchage, dépelliculage, calibrage et emballage.

Quand le cajou est exporté brut, le pays gagne de l'argent en vendant le produit agricole tel quel. Quand il est transformé sur place, les entreprises gagnent aussi sur le travail supplémentaire nécessaire pour préparer les amandes à la vente.

C'est pour cette raison que le Bénin cherche à développer son industrie de transformation du cajou. La Zone industrielle de Glo-Djigbé prévoit la transformation du cajou dans le cadre de ses activités agro-industrielles.

Le soja a aussi plusieurs usages. Il est transformé en produits pour l'alimentation humaine et animale, et il est utilisé par l'industrie agroalimentaire. Sa transformation locale peut créer des opportunités pour les agriculteurs et les entreprises du stockage, du transport, de la trituration et de la production alimentaire.

Le gouvernement a restreint l'exportation de noix de cajou brutes et de soja grain pour encourager la transformation locale et garantir l'approvisionnement des industries nationales.

Cette politique repose sur le décret n° 2022-568 du 12 octobre 2022, entré en vigueur le 1er avril 2024. Elle ne signifie pas que toute exportation est interdite en toutes circonstances. Les services officiels d'autorisation d'exportation du Bénin expliquent que les exportateurs peuvent obtenir une autorisation une fois couverts les besoins des transformateurs locaux et des autres utilisateurs nationaux.

Cette politique vise à donner aux entreprises locales accès aux matières premières avant qu'elles ne partent à l'étranger. Mais la disponibilité de la matière première ne suffit pas. Les entreprises de transformation ont besoin d'équipements adaptés, d'une électricité fiable, de financement, de main-d'œuvre et d'acheteurs pour leurs produits finis.

Le pays devra continuer à renforcer ces capacités s'il veut gagner plus avec le cajou et le soja.

4. Les autres produits agricoles soutiennent l'approvisionnement intérieur et le commerce

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Les agriculteurs ont aussi besoin d'entrepôts, de transport, d'équipements de transformation et d'acheteurs.

L'agriculture reste une part importante de l'économie béninoise, à la fois comme source de revenus pour les ménages et comme fournisseur des marchés locaux.

Les agriculteurs produisent du maïs, du riz, du manioc, de l'igname, de l'ananas, des produits du palmier et d'autres cultures. Certains sont surtout consommés dans le pays, d'autres sont vendus sur les marchés intérieurs et régionaux.

La production alimentaire compte particulièrement parce qu'elle influe sur le coût de la vie et sur la quantité de nourriture que le Bénin doit importer.

Le riz en est un bon exemple. Le Bénin produit du riz, mais l'offre nationale ne couvre pas toute la demande. Selon l'INSTaD, les importations de riz ont atteint 428,5 milliards de francs CFA en 2024, ce qui en fait le premier produit importé en valeur cette année-là.

Cela crée une opportunité pour les agriculteurs et les transformateurs locaux. Améliorer la production, le décorticage, le stockage et la distribution du riz pourrait aider les entreprises locales à couvrir une plus grande part du marché intérieur.

Il en va de même pour les autres produits agricoles. Produire plus n'est qu'une partie du travail. Les agriculteurs ont aussi besoin d'entrepôts, de transport, d'équipements de transformation et d'acheteurs. Sans cela, les récoltes peuvent se perdre ou être vendues à des prix qui ne couvrent pas les coûts de production.

L'agriculture fait aussi vivre des entreprises hors de la ferme. Les transporteurs acheminent les produits vers les marchés, les grossistes les distribuent, les transformateurs en font d'autres produits et les détaillants les vendent aux consommateurs. Ces activités contribuent à l'économie même quand les produits ne sont pas exportés.

5. Le port de Cotonou, au cœur de l'économie commerciale du Bénin

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Les recettes viennent des services et redevances liés à ce trafic, ainsi que des taxes et droits applicables.

Sa position sur le golfe de Guinée donne au Bénin un avantage dans le commerce maritime. Le port de Cotonou est l'un des équipements économiques les plus importants du pays, car il traite les marchandises qui entrent au Bénin et en sortent, et sert de route au commerce avec les pays voisins enclavés.

Le port reçoit des importations comme les denrées alimentaires, le carburant, les machines, les véhicules, les médicaments et les biens de consommation. Il traite aussi les exportations, notamment des produits agricoles et d'autres biens produits au Bénin.

Mais son importance dépasse le commerce intérieur du pays.

Le Niger et le Burkina Faso sont enclavés : ils n'ont pas d'accès direct à la mer. Les entreprises de ces pays doivent passer par les ports des pays côtiers voisins pour importer et exporter. Cotonou est l'un des ports à leur disposition.

African manufacturing hub with modern factory machinery, workers, shipping containers, industrial production lines, and a port, representing the growth of manufacturing and regional supply chains across Africa.Related postAfrica's Manufacturing Hubs: Where the Continent Is Building Industry

Les marchandises arrivées à Cotonou peuvent être acheminées par la route vers l'intérieur. Les exportations de ces marchés peuvent aussi passer par le port avant d'être expédiées aux acheteurs internationaux.

Cela crée des opportunités dans plusieurs domaines : manutention, services douaniers, entreposage, transport routier, transit, transport maritime et distribution.

Les chiffres du port reflètent son rôle dans le commerce régional. En 2025, il a traité 14,7 millions de tonnes de marchandises, contre 9,6 millions de tonnes en 2024, soit une hausse de 52,3 %. Cette croissance est liée en partie au passage du pétrole brut nigérien par le Bénin.

Plus de marchandises au port peut soutenir les entreprises de transport et de manutention. Cela peut aussi rapporter des recettes à l'État grâce aux droits de douane, aux taxes et aux redevances portuaires.

Cependant, il ne faut pas confondre la valeur ou le tonnage des marchandises qui passent par le port avec l'argent que le Bénin en tire. Certaines marchandises sont en transit : elles traversent le pays sans y être achetées ni vendues. Les recettes viennent des services et redevances liés à ce trafic, ainsi que des taxes et droits applicables.

Les performances du port dépendent aussi de ce qui se passe au-delà de ses portes. L'état des routes, les procédures aux frontières, les relations régionales et la sécurité influencent la circulation des marchandises. Une perturbation à une frontière peut changer les itinéraires des commerçants et le volume de marchandises qui passe par Cotonou.

6. Les exportations de pétrole du Niger, une autre source d'activité de transit

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Le Bénin peut tirer des revenus des accords de transit et des services liés à l'oléoduc et au terminal d'exportation.

Le rôle du Bénin dans le transport régional ne se limite pas aux marchandises générales. Il offre aussi une route au pétrole brut du Niger vers les marchés internationaux.

Le Niger étant enclavé, il a besoin de la côte d'un pays voisin pour exporter son pétrole par la mer. L'oléoduc Niger-Bénin a été construit pour relier les champs pétroliers d'Agadem, au Niger, à un terminal d'exportation à Sèmè-Kpodji, sur la côte béninoise.

L'oléoduc mesure environ 1 980 kilomètres au total, dont environ 675 kilomètres au Bénin. Il transporte le pétrole brut nigérien à travers le territoire béninois jusqu'aux installations d'exportation sur la côte.

Cet arrangement donne au Niger une route d'exportation et au Bénin un rôle dans le transport et la manutention du pétrole.

Le Bénin peut tirer des revenus des accords de transit et des services liés à l'oléoduc et au terminal d'exportation. Le projet soutient aussi une activité économique autour de l'infrastructure : exploitation, maintenance et logistique.

Il faut être clair sur ce que cela signifie pour l'économie béninoise. Le pétrole brut est produit au Niger, pas au Bénin. La valeur des exportations pétrolières du Niger n'est donc pas une recette d'exportation du Bénin. Les gains du Bénin viennent de son rôle de route et des services associés.

L'oléoduc a aussi influencé l'activité du port de Cotonou. La hausse des marchandises traitées en 2025 est liée en partie aux exportations pétrolières du Niger, même si le port traite bien d'autres types de marchandises.

Ce projet montre comment un pays peut gagner de l'argent grâce à ses infrastructures et à ses services sans produire la marchandise transportée. Il montre aussi à quel point les économies de pays voisins peuvent dépendre les unes des autres.

7. Les principaux partenaires commerciaux du Bénin et ce qu'il achète et vend

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Le déficit commercial atteignait donc 1 215,7 milliards de francs CFA, en baisse de 25,7 % par rapport à 2023.

Le Bénin commerce avec des pays d'Afrique, d'Asie, d'Europe et des Amériques. Ses principales destinations d'exportation ne sont pas forcément ses principaux fournisseurs, car les produits qu'il vend sont différents de ceux qu'il achète.

Le rapport 2024 de l'INSTaD sur le commerce extérieur donne une bonne idée de ces relations.

Cette année-là, les exportations totales du Bénin s'élevaient à 674,7 milliards de francs CFA et les importations à 2 136 milliards de francs CFA. Le déficit commercial atteignait donc 1 215,7 milliards de francs CFA, en baisse de 25,7 % par rapport à 2023.

Un déficit commercial apparaît quand un pays dépense plus pour ses importations qu'il ne gagne avec ses exportations. Cela ne veut pas dire que le pays n'a pas d'autres sources de revenus. Les services, l'investissement, les transferts des migrants et les autres flux financiers sont des éléments distincts de l'économie. Mais l'écart entre exportations et importations montre l'ampleur de la dépendance du Bénin aux biens importés.

Où le Bénin vend ses exportations

L'Asie était la première destination des exportations béninoises en 2024, avec 68,2 % de leur valeur. L'Afrique en représentait 15,1 % et l'Europe 10,8 %.

Le Bangladesh était le premier pays de destination, avec 43,2 % de la valeur des exportations. L'Inde en recevait 7,8 %, le Pakistan 6,8 %, le Danemark 6,2 % et les États-Unis 5,4 %. Parmi les autres destinations figuraient la Chine, le Tchad, le Nigeria, les Émirats arabes unis et le Togo.

La place du Bangladesh est étroitement liée au coton. Le pays possède une grande industrie du textile et de la confection, qui crée une demande en fibre de coton et autres intrants textiles.

Cela montre aussi pourquoi le coton béninois compte au-delà des frontières. Cette culture relie les agriculteurs et les exportateurs du Bénin aux industriels et aux chaînes d'approvisionnement de l'habillement dans d'autres régions du monde.

D'où viennent les importations du Bénin

Les importations du Bénin proviennent d'un ensemble de pays différent.

En 2024, l'Inde représentait 17,6 % de la valeur des importations, suivie de la Chine avec 12,5 % et de la France avec 9,2 %. Le Nigeria en représentait 5,3 %, le Togo 5,1 % et les États-Unis 5,0 %. Parmi les autres grands fournisseurs figuraient la Russie, la Côte d'Ivoire, la Belgique et les Émirats arabes unis.

Le Bénin importe notamment du riz, du carburant, des machines, des véhicules, des médicaments, des intrants industriels et d'autres biens dont ont besoin les ménages et les entreprises.

Les importantes importations de riz montrent que la production agricole ne couvre pas encore toute la demande intérieure. Les importations de machines et d'intrants industriels reflètent aussi les besoins d'entreprises qui dépendent d'équipements et de matériaux venus de l'étranger.

Ces chiffres sont un bon point de départ pour comprendre les liens économiques internationaux du Bénin. Ils montrent aussi pourquoi le pays doit diversifier ses exportations et développer sa production locale s'il veut réduire sa dépendance aux importations.

8. Le commerce avec le Nigeria pèse lourd dans l'économie du Bénin

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Le Bénin sert aussi de route aux marchandises importées par le port de Cotonou puis acheminées vers le Nigeria.

Le Nigeria est le voisin oriental du Bénin et l'un de ses principaux partenaires commerciaux régionaux.

Les deux pays partagent une longue frontière terrestre, et leurs échanges passent à la fois par les circuits douaniers officiels et par des marchés transfrontaliers informels. Leur proximité permet aux commerçants de faire circuler produits agricoles, biens manufacturés, denrées alimentaires et biens de consommation entre les deux marchés.

Le Bénin sert aussi de route aux marchandises importées par le port de Cotonou puis acheminées vers le Nigeria. Une partie de ces opérations relève de la réexportation.

Une réexportation a lieu quand des marchandises importées dans un pays sont envoyées dans un autre sans transformation importante. Par exemple, un produit importé par Cotonou peut traverser la frontière et être vendu au Nigeria.

Ce commerce fait vivre plusieurs types d'entreprises au Bénin : importateurs, grossistes, entrepositaires, transporteurs, commissionnaires en douane et petits commerçants.

Mais cette relation commerciale n'a pas toujours été simple. En août 2019, le Nigeria a fermé ses frontières terrestres pour lutter contre la contrebande et d'autres problèmes du commerce transfrontalier. Cette fermeture a perturbé le commerce officiel entre le Nigeria et ses voisins, dont le Bénin.

Les entreprises qui dépendaient du passage des marchandises à la frontière ont été touchées. La fermeture a aussi pesé sur les recettes douanières et les activités commerciales au Bénin. Le Nigeria a rouvert ses frontières terrestres en décembre 2020.

Le commerce entre les deux pays a continué, mais les changements de procédures aux frontières, de politiques d'importation et de contrôles peuvent modifier la circulation des marchandises. Le commerce informel rend aussi difficile la mesure de toute l'activité économique entre les deux pays.

Cette relation compte pour une autre raison : le commerce du Bénin avec le Nigeria est lié à la circulation des marchandises dans toute l'Afrique de l'Ouest. Une perturbation à une frontière peut toucher les commerçants, les transporteurs et les entreprises des pays voisins.

9. Les accords commerciaux régionaux et l'accès du Bénin aux marchés internationaux

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Pour les entreprises, la monnaie commune évite d'avoir à changer de devises pour commercer entre pays membres.

Le Bénin fait partie de plusieurs accords commerciaux régionaux et internationaux. Ces accords peuvent aider les entreprises à vendre au-delà des frontières, mais ils ne suppriment pas tous les obstacles au commerce.

L'Union économique et monétaire ouest-africaine

Le Bénin est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

L'Union regroupe huit pays qui partagent le franc CFA et une politique monétaire commune : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

L'UEMOA soutient l'intégration économique grâce à des règles communes, des accords commerciaux régionaux et une coopération monétaire. Pour les entreprises, la monnaie commune évite d'avoir à changer de devises pour commercer entre pays membres.

Mais une monnaie commune ne veut pas dire que chaque opération transfrontalière est libre de toute formalité. Les entreprises doivent toujours respecter les procédures douanières, les règles fiscales et les autres réglementations qui s'appliquent à leurs produits.

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest

Le Bénin est aussi membre de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), créée pour favoriser la coopération et l'intégration économiques en Afrique de l'Ouest.

La CEDEAO travaille à réduire les obstacles au commerce et à faciliter la circulation des biens et des personnes dans la région. Son Schéma de libéralisation des échanges accorde un traitement préférentiel aux produits admissibles qui respectent les règles d'origine.

L'intégration régionale a connu des difficultés politiques ces dernières années. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont officiellement retirés de la CEDEAO le 29 janvier 2025. Les trois pays restent membres de l'UEMOA, si bien que les deux organisations régionales n'ont plus les mêmes membres.

Pour le Bénin, ces changements politiques comptent, car le commerce régional dépend de la coopération entre gouvernements voisins. Les restrictions aux frontières et les désaccords peuvent toucher les routes de transport, la circulation des marchandises et les entreprises qui ont des clients de l'autre côté de la frontière.

La Zone de libre-échange continentale africaine

Le Bénin a signé l'accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L'accord vise à créer un marché continental unique pour les biens et services en réduisant les droits de douane et les autres obstacles au commerce entre pays africains.

Mais signer et ratifier l'accord sont deux étapes distinctes. La signature marque le soutien d'un pays à l'accord, tandis que la ratification est l'approbation nationale officielle nécessaire pour y devenir partie.

Selon les informations disponibles en 2026 sur l'état des ratifications, le Bénin avait signé l'accord mais n'avait pas achevé sa ratification. Les entreprises doivent donc vérifier l'état actuel de sa mise en œuvre et les règles applicables à leurs produits avant de compter sur les préférences de la ZLECAf.

L'accord pourrait aider les entreprises béninoises à atteindre des clients sur d'autres marchés africains, notamment dans la transformation agricole, le textile, l'alimentation et les produits manufacturés.

Mais l'accès à un marché ne garantit pas les ventes. Les entreprises doivent toujours respecter les normes des produits, comprendre les exigences douanières, maîtriser les coûts de transport et affronter les fournisseurs déjà présents sur ces marchés.

L'accès à l'Union européenne grâce au régime « Tout sauf les armes »

Le Bénin fait partie des pays les moins avancés (PMA). Il bénéficie donc du régime « Tout sauf les armes » (TSA) de l'Union européenne.

Coffee cherries growing on a coffee plant in an African highland landscape, with a coffee farmer in the background, roasted coffee beans and a traditional earthen cup in the foreground, and a subtle silhouette of Africa and Madagascar integrated into the scene.
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Dans ce cadre, les produits admissibles des pays les moins avancés entrent dans l'UE sans droits de douane ni quotas, sauf les armes et munitions. Les produits doivent toutefois respecter les règles d'origine, les normes et les exigences d'importation.

Cela peut être utile aux produits agricoles et manufacturés béninois qui répondent aux exigences du marché européen. Mais cette préférence ne signifie pas que tout produit entre automatiquement. Les exportateurs doivent connaître les documents, les normes de qualité et les conditions qui s'appliquent à leurs marchandises.

L'accès aux États-Unis grâce à l'AGOA

L'African Growth and Opportunity Act (AGOA) est un programme américain de préférences commerciales qui donne aux pays éligibles d'Afrique subsaharienne un accès préférentiel au marché américain pour certains produits.

L'AGOA occupe une place importante dans les débats sur les exportations africaines, car il permet aux pays éligibles de vendre certains produits aux États-Unis à des conditions préférentielles.

En février 2026, le Congrès américain a reconduit l'AGOA jusqu'au 31 décembre 2026, avec effet rétroactif à compter du 30 septembre 2025. La prolongation ne va donc pas jusqu'en 2028, et l'avenir du programme après fin 2026 dépend de nouvelles décisions du Congrès.

Les entreprises qui visent le marché américain doivent vérifier l'éligibilité actuelle du pays et des produits qu'elles comptent exporter. Les préférences commerciales sont soumises à conditions, et l'accès peut changer quand le statut juridique du programme change.

10. Le tourisme et les services contribuent à l'économie du Bénin

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Abomey abrite les palais royaux historiques du royaume du Dahomey, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.

L'économie béninoise ne repose pas seulement sur les exportations agricoles et le commerce. Les services soutiennent aussi l'emploi et les revenus dans tout le pays.

Le tourisme en fait partie. Le Bénin possède des sites historiques, des attraits culturels, des espaces naturels et des destinations côtières qui attirent les visiteurs.

Ouidah est connue pour son histoire et son lien avec la traite transatlantique. La ville compte des sites liés à l'histoire des Africains réduits en esclavage et au départ de personnes de la région à travers l'Atlantique.

Abomey abrite les palais royaux historiques du royaume du Dahomey, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les palais éclairent l'histoire, l'organisation politique et la vie culturelle de l'ancien royaume.

Le Bénin est aussi un grand centre du vodun, une religion profondément enracinée dans le pays. La fête annuelle du vodun attire des visiteurs intéressés par les traditions religieuses et culturelles du pays.

Dans le nord, le parc national de la Pendjari est connu pour sa faune et ses espaces naturels protégés. Cependant, les conditions de sécurité dans certaines parties du nord du Bénin obligent les visiteurs et les entreprises touristiques à consulter les conseils aux voyageurs avant tout projet.

Les dépenses touristiques font vivre les hôtels, les restaurants, les guides, les transporteurs, les entreprises culturelles et les fournisseurs locaux. Leur apport économique va donc au-delà de ce que les visiteurs dépensent pour se loger.

D'autres services contribuent aussi à l'économie : commerce de détail, télécommunications, banque, construction, éducation, services professionnels et transport. Ils servent les ménages et les entreprises, créent des emplois et soutiennent l'activité dans différents secteurs.

Les services sont particulièrement importants parce que toute l'activité économique n'apparaît pas dans les chiffres d'exportation de marchandises. Une entreprise de transport qui achemine des marchandises entre le Bénin et le Niger, par exemple, gagne de l'argent en fournissant un service, même si elle ne produit ni n'exporte elle-même ces marchandises.

11. Ce que les entreprises doivent savoir pour travailler au Bénin

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Pour les entreprises du commerce régional, l'état des routes et les procédures aux frontières comptent particulièrement.

Le Bénin cherche à attirer des investissements dans l'industrie, l'agriculture, la logistique et d'autres secteurs. Le gouvernement a mis en place des structures d'appui à l'investissement et développé des installations industrielles pour faciliter l'implantation des entreprises.

L'Agence de promotion des investissements et des exportations (APIEx) fait partie des institutions qui accompagnent les investisseurs et les exportateurs. Elle fournit des informations et des services liés à la création d'entreprise et aux démarches d'investissement.

La Zone industrielle de Glo-Djigbé est un autre volet de la stratégie d'investissement du pays. Elle offre des installations industrielles aux entreprises de fabrication et de transformation. Mais les entreprises qui s'y intéressent doivent comprendre les exigences du régime d'investissement sous lequel elles comptent travailler.

Les avantages offerts aux entreprises de la GDIZ sont soumis à des conditions d'éligibilité. L'analyse du FMI sur la zone décrit plusieurs régimes, dont un régime de transformation pour l'exportation qui exige qu'une part importante du chiffre d'affaires provienne des exportations. Les avantages dépendent du régime et des conditions d'investissement. Il ne faut pas les considérer comme des exonérations fiscales automatiques pour toutes les entreprises de la zone.

Le Bénin fait aussi partie du système de droit des affaires de l'OHADA, qui fournit un cadre commun pour plusieurs domaines du droit des affaires dans les pays africains membres. Il couvre notamment les sociétés commerciales, les sûretés et d'autres aspects de l'activité commerciale.

Pour les entreprises présentes dans plusieurs pays de l'OHADA, ce cadre juridique commun peut faciliter la compréhension de certaines exigences. Mais les règles fiscales nationales, les licences, le droit du travail et les réglementations sectorielles doivent toujours être vérifiés.

Les entreprises doivent aussi tenir compte des coûts pratiques : électricité, transport, accès au financement, main-d'œuvre qualifiée, terrain, fournisseurs et délais des démarches administratives.

Pour les entreprises du commerce régional, l'état des routes et les procédures aux frontières comptent particulièrement. Une entreprise qui fait circuler des marchandises entre le Bénin et le Nigeria, le Niger ou le Burkina Faso doit connaître les itinéraires disponibles et les règles applicables à chaque frontière.

12. Les défis de l'économie béninoise

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Une mauvaise récolte peut toucher les agriculteurs, les exportateurs et les entreprises qui dépendent du coton.

Le Bénin affiche une forte croissance et investit dans de nouvelles industries. Mais plusieurs défis pourraient limiter la part de cette croissance qui se traduit en revenus plus élevés, en entreprises plus solides et en emplois.

Une dépendance à un petit nombre d'exportations

Le coton reste une grande source de recettes d'exportation. Le pays développe l'industrie textile et d'autres activités de transformation, mais ses recettes d'exportation restent exposées aux variations de la production agricole et des prix internationaux.

Une mauvaise récolte peut toucher les agriculteurs, les exportateurs et les entreprises qui dépendent du coton. Les variations de la demande mondiale peuvent aussi influencer le prix que les acheteurs sont prêts à payer.

Développer davantage d'industries exportatrices et transformer une gamme plus large de produits agricoles pourrait réduire cette dépendance.

Un important déficit commercial

Le Bénin importe bien plus de biens, en valeur, qu'il n'en exporte.

L'INSTaD a enregistré 674,7 milliards de francs CFA d'exportations et 2 136 milliards de francs CFA d'importations en 2024. Le déficit commercial s'élevait donc à 1 215,7 milliards de francs CFA, même s'il était en baisse de 25,7 % par rapport à 2023.

Le pays importe des biens dont ont besoin les ménages et les entreprises : riz, carburant, machines, médicaments et matériaux industriels. Importer ces produits n'est pas un problème en soi. Mais l'écart entre importations et exportations montre que le Bénin dépense bien plus pour ses importations qu'il ne gagne en vendant ses propres biens à l'étranger.

Développer la production et la transformation locales pourrait aider le pays à approvisionner une plus grande part de son propre marché et à augmenter la valeur de ses exportations.

Emploi informel et accès limité à des emplois stables

Une grande partie de la main-d'œuvre béninoise vit d'activités informelles : petit commerce, transport, agriculture et autres activités pas toujours enregistrées ni couvertes par un contrat de travail formel.

Les entreprises informelles apportent des revenus et des services, mais elles ont souvent du mal à accéder au crédit, à l'assurance, à la formation et à d'autres formes d'appui. Les travailleurs peuvent aussi avoir un accès limité à la protection sociale.

Les chiffres de la Banque mondiale, 90,1 % d'emploi informel et 72 % de sous-emploi, montrent que créer des emplois n'est pas le seul défi. Le Bénin doit aussi rendre plus stable et plus productif le travail que les gens font déjà.

Problèmes de sécurité dans le nord

Le Bénin connaît des problèmes de sécurité croissants dans certaines parties du nord, en particulier près de ses frontières avec le Burkina Faso et le Niger.

Des groupes armés actifs dans l'ensemble du Sahel font pression sur certaines communautés et zones frontalières. Ces problèmes peuvent toucher l'agriculture, le transport, le tourisme et l'investissement dans les zones concernées.

Les risques ne sont pas les mêmes partout dans le pays. Les entreprises et les visiteurs doivent évaluer les zones précises où ils comptent travailler ou se rendre, plutôt que de considérer tout le pays comme également touché.

Incertitude politique et régionale

Le 7 décembre 2025, le Bénin a connu une tentative de coup d'État. Elle a échoué, mais elle a soulevé des inquiétudes sur la sécurité et la stabilité politique.

Romuald Wadagni a remporté l'élection présidentielle d'avril 2026 avec 94,27 % des voix, contre 5,73 % pour Paul Hounkpè, selon les résultats officiels annoncés. Il a prêté serment comme président en mai 2026.

Son administration doit maintenir la croissance tout en traitant les questions de sécurité, d'emploi, de finances publiques et de développement des secteurs productifs.

Les relations avec les pays voisins resteront aussi importantes. L'économie béninoise dépend en partie de la circulation des marchandises par les corridors régionaux. Les fermetures de frontières, les désaccords politiques et les changements d'accords commerciaux peuvent toucher le port, les transporteurs et les commerçants.

Ce que l'économie du Bénin nous apprend sur les affaires en Afrique de l'Ouest

Dans cette section

La position du Bénin lui donne accès à plusieurs marchés ouest-africains, mais l'accès seul ne garantit pas le succès.

Le Bénin gagne son argent grâce à un ensemble d'activités : production agricole, commerce régional, transport, industrie et services. Le coton reste l'une de ses principales exportations, mais le pays cherche aussi à transformer davantage sa production agricole sur place.

Le port de Cotonou donne au Bénin un rôle dans l'acheminement des marchandises entre les marchés internationaux et les pays enclavés. L'oléoduc Niger-Bénin ajoute une autre source d'activité de transit, tandis que le commerce avec le Nigeria relie les entreprises béninoises à l'un des plus grands marchés de consommation de la région.

Les projets industriels du pays offrent des opportunités dans le textile, la transformation du cajou et du soja et d'autres activités manufacturières. L'agriculture, la logistique, le tourisme et les services aux entreprises sont aussi des domaines d'investissement et de développement.

Mais les entreprises qui s'intéressent au Bénin doivent regarder au-delà des chiffres de croissance et des annonces d'investissement. Elles doivent comprendre les coûts d'exploitation, la disponibilité de travailleurs qualifiés, l'état des infrastructures, la réglementation de leur secteur et les marchés qu'elles comptent servir.

La position du Bénin lui donne accès à plusieurs marchés ouest-africains, mais l'accès seul ne garantit pas le succès. Les entreprises doivent toujours comprendre la demande locale, bâtir des chaînes d'approvisionnement fiables et respecter les règles commerciales et réglementaires de chaque marché.

La capacité du pays à gagner plus grâce à ses ressources dépendra en partie de sa façon de développer ses industries locales, d'améliorer les conditions des affaires et de créer des emplois plus productifs. Ses progrès dans la transformation du coton, la logistique régionale et l'agro-industrie seront à suivre de près dans les années à venir.

Le prochain profil de notre série porte sur le Niger, dont le pétrole brut rejoint la mer par l'oléoduc qui traverse le Bénin.

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